Anta... Odeli... Uta... (On répète 23 fois)

 

Les événements du film de Fritz Lang ont lieu en l'an 2026.

Dans cette archive radio de France Culture datant de 1984, le surréaliste Gérard Legrand, le directeur de la revue du cinéma Positif Michel Ciment et le réalisateur et acteur Noël Simsolo discutent de la dimension symbolique et politique de ce classique de la science-fiction, tombé dans le domaine publique depuis 2023.


Une autre discussion datant de avril 2023, offerte par la célèbre librairie City Lights de San Francisco, autour du cinquantenaire de Mumbo Jumbo. Justin Desmangles (actuel président de la Before Columbus Foundation) s'entretient avec son auteur Ishmael Reed. Ce dernier avait été le fondateur de la BCF en 1976.



Restauré en 2023, ce film croate de 1981 a bénéficié du talent de notre cher Jan Švankmajer. Il est responsable (ou coupable?) de la création et de l'animation du monstre Mumu. Le DVD est disponible chez Deaf Crocodile et contient un bon paquet de matériel bonus. 



Ce qui nous amène au retour discographique de Stereolab qui lanceront un nouvel album le 23 mai. Leur premier depuis la parution de Not Music en 2010, qui consistait en fait d'enregistrements en provenance des mêmes sessions que ceux de leur album précédent (Chemical Chords), à leur propre studio (Instant Zero, situé à Bordeaux) en 2007.  


(Les problèmes aériens de nos visiteurs de la galaxie Arkana au prisme de ses couleurs)

The Groop entamera une tournée mondiale dès le jour suivant, débutant en Angleterre à Dover pour revenir conclure à Manchester à la mi-décembre.
 


Pareil pour le Tall Tales de Pritchard/Yorke, l'album sera distribué par Warp Records, sous le label Duophonic fondé par Stereolab dès leur tout début en 1991. C'est d'ailleurs là que Daft Punk ont eux-mêmes fait leur début (le critique britannique Dave Jennings du Melody Maker écrivant une review de cette publication les avait qualifié de "daft punky thrash", et ils décidèrent de tout simplement adopter le sobriquet pour leur nom).



Voici le tout premier single (auto-produit) de Stereolab. Je signale que le titre de cette chanson est extrait du Second manifeste du surréalisme de 1929. 


Un extrait de leur premier album, Peng!, paru en 1992.



Êtes-vous sûrs que certain jour le rappel au merveilleux, la prééminence donnée à la solution poétique, vous servant après tout de moyens d'intimidation, ne vous solidarisèrent pas inconsciemment contre nous avec tous ceux pour qui ces arguments sont lettre morte ? (citation)



Les paroles de cette chanson sont un collage du Dialogue entre un prêtre et un moribond de Sade.






Pour ce qui est du titre de cet album. En effet, CoBrA et Phases sont des références à exactement ce à quoi vous pensiez. Bref, vous avez compris le principe quant aux inspirations de Stereolab. En 2022, Stereolab ont réédité leur collaboration avec Nurse With Wound (un projet de 1997).



En septembre 1978, Steven Stapleton lance son projet Nurse With Wound. L'album paraît l'année suivante et s'intitule Chance Meeting On a Dissecting Table of a Sewing Machine and an Umbrella. Vouz l'aurez compris, il s'agit effectivement de notre adorable Maldoror.



J'ai préparé un petit divertissement, dont voici le menu des musiques utilisées: 

irr. app. (ext.) : Two Golden Microphones (Written by Nurse With Wound)
Jacob Horwood: drums
William Davison: Sheep Ventilator Guitar
Steven Stapleton: Baking Tray Percussion, Sundry Implements
Matt Waldron: Toy Drum, Overtone Voice
Greg Scharpen: Shaker, Spring Muffler
Sherri Lynn Higgins: Vocals

Sherri Lynn Higgins: Harmonica, Bird Squeaker, Laughter
William Davison: Harmonica, Birdsonata, Assault
Greg Scharpen: Birdsonata, Assault
Matt Waldron: Birdsonata, Assault
Steven Stapleton: Sundry Implements, Electric Birdsong

irr. app. (ext.) : Elastic Axolotls Worried By A Clockwork Heron
Greg Scharpen: Prepared Bass Guitar
Matt Waldron: Prepared Guitar, Field Recordings
Sherri Lynn Higgins: Noisemakers & Bric-a-brac
William Davison: Noisemakers & Bric-a-brac
Steven Stapleton: Sundry Implements

Nurse With Wound : The Little Dipper Minus Two (Echo Poeme Sequence 1)


******




Bon ça va. Inutile de râler. On continue...

On en a déjà fait mention de Chronique d'un été.




Mais si, on en avait déjà parlé. C'était dans la vidéo de Bolchegeek sur le documenteur. Non mais, il faut porter attention. Merde! Vous croyez que tout ce que je fais est décousu, sans propos ou fil conducteur?

Réécoutez Space Moth, mais cette fois avec les paroles devant vous.

This film wasn't played by actors but lived by women, by men.
We don't know what it will reveal, but we hope it will be the truth.

Morin and Rouch would like to know how people live, are they happy?
Unfortunately, man is reduced to his work, which often shatters the ideal.
Part of me adapts but I safeguard the other; it's my authentic self.

The possibility of fulfillment despite everything.
I live to the extent that I accept terrible compromises.

I wanted to confront reality, not live by compensation.

To relate to something that would take me out of myself.
I don't even have the means to kill myself; that would be wrong, completely wrong.

The camera was there.
They acted with sincerity.
This film reintroduces us
to real life and blames us.


Bon, laissons Laetitia poser les bases de ce qu'on discute ici.



Parce qu'on va y aller carrément. On va ainsi passer le micro à notre ami Michael Löwy, membre actuel du Groupe de Paris du Mouvement Surréaliste (pour ceux qui ne le sauraient pas).



En fait, le "socialisme ou barbarie" dont Laetitia parlait dans son interview...



... quand on porte attention à ses propos au lieu de faire les gros cons, ce dont Laetitia parlait spécifiquement c'était d'autonomie et de démocratie radicale... comme Castoriadis le faisait ici dans cette conférence qui, ça tombe bien, remonte elle aussi à 1991.




On va y arriver, les jeunes. N'ayez crainte. On retrouve Adrian Younge...


... et Questlove.



Ça valait pas un peu la peine d'attendre?


 
Comme vous êtes redevenus plus réceptifs...



... on va regarder un bon vieux film soviétique.



Bras? As in arm, the limb?



Oh, vous vouliez dire « Arm », comme dans arming/activer les trucs qui explosent. Dommage que ça soit fixé à jamais dans ce film. Mon pauvre Jon Chu, tu as mieux fait avec Wicked qu'avec G.I. Joe.




*****

Quelques liens bonus qui peuvent être utiles (ou pas):


À propos des sculptures de Leonora Carrington.

Le film de 1967 par Eric Duvivier basé sur La femme 100 têtes de Max Ernst d'où origine Loplop.

Quelques planches de ce film de la collection du Centre Pompidou.

Ainsi que le lot des collages d'origine de La femme 100 têtes au Centre Pompidou.

Parmi les derniers travaux d'Annie Le Brun, il y avait une nouvelle préface pour la réédition du Cornet acoustique de L. Carrington.

Toujours d'Annie Le Brun, une collection récente d'interviews et d'essais, incluant un texte avec Sylvain Tanquerel que l'on pouvait voir parmi les figurants de la vidéo Est-ce un animal, est-une proie dans la publication précédente de ce blog.

Autre figurante de la vidéo Est-ce un animal...: Gabriela Trujillo, ici avec une bonne bio de base, mais j'invite à regarder les chutes du film L'âge d'or de Buñuel qu'elle nous avait présentées.

Sylvain Tanquerel avait aussi collaboré en tant que photographe de quelques-unes des oeuvres de Toyen à l'exposition Prague-Hamburg-Paris qu'Annie Le Brun avait organisée.

Pour consulter le reste des présentations du séminaire Socialisme ou barbarie, mise en perspective d'une avant-garde.

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