Survival Guide: A Breakdown of each fiscal quarters
Or, qui sont Afrodizz?
Il fut un temps où Gabriel vivait en colocation avec mon cousin Olivier Labossière et son ami d'enfance Alexandre Éthier. Ces deux derniers ont fondé l'ensemble de guitare Forestare. Un quatrième guitariste vivait avec eux mais je ne me souviens seulement que de son prénom, Michel.
Mon cousin c'est celui au centre sur ce thumbnail.
En 1998-1999, en écoutant l'émission de radio Filet de Soul, j'ai enfin eu l'opportunité d'entendre la musique de Fela Kuti pour la première fois. C'était l'époque où les rééditions de ses albums par Barclay (en France) et Wrasse Records (en Angleterre) commençaient à paraître. En ce moment c'est Knitting Factory Records qui distribue son catalogue.
De 1999 jusqu'au printemps 2006, je travaillais pour Moisson Montréal, et en discutant avec une de mes collègues de travail, elle m'avait avoué aimer la musique funky, et qu'en ce moment elle aimerait bien trouver autre chose au Québec que Bran Van 3000.
Depuis Filet de Soul, je m'étais procuré la compilation CD-double The Two Sides of Fela: Jazz & Dance ainsi qu'une édition vinyle de son Live avec Ginger Baker. Je lui ai proposé de lui faire des copies, et pour ce faire, sans ordinateur, j'ai demandé à mon cousin Olivier s'il accepterait de me venir en aide.
Une fois notre tâche complétée, nous écoutions la compilation CD quand Gabriel Aldama fit son entrée, et en entendant cette musique, ça été le coup de foudre pour lui. Il a décidé de fonder Afrodizz. Gabriel s'est mis à me questionner, et éventuellement Afrodizz a enregistré un démo (avec la prise de son par Olivier) afin de trouver des gigs. L'Escogriffe est devenu leur lieu principal pour jouer devant public, et c'est là qu'a été enregistré en version live ce cover de Fela, paru sur le label londonien Freestyle Records en 2003.
Afrodizz ont fait paraître 2 albums (Kif Kif en 2003 et Froots en 2006, allant même jusqu'à produire une vidéo) avec un troisième (From Outer Space) en 2011 seulement disponible via bandcamp. Ils sont aussi rapidement devenus les petits favoris de Laurent Saulnier qui s'occupait de la programmation en plein air du Festival International de Jazz de Montréal. Afrodizz ont tourné en Europe, ont fait la première partie pour Tony Allen (au fameux Jazz Cafe London), pour Femi Kuti. Mais il y a cet ovni d'un band du Vermont qui me laisse perplexe.
Cette collègue de travail avait elle-même travaillé au festival de jazz (et pour le Cirque du soleil) et avec un peu d'activisme politique auprès du mouvement indépendantiste québécois (shit, notre directeur général c'était absenté une semaine pour coordonner la campagne électorale d'André Boisclair en 2003). Elle était notre coordonnatrice communautaire. Ceci dit, avec une nouvelle coordonnatrice et une autre collègue, je suis allé passer un weekend à Québec afin de travailler dans le cadre d'une table-ronde visant à rédiger une loi anti-pauvreté qui éventuellement est devenu la Loi L-7. Parmi les organisateurs principaux, je ne peux oublier Françoise David. C'était quelques années avant qu'elle ne fonde le parti politique Québec Solidaire en 2006. J'avais été jumelé en groupe de travail avec le directeur général des opérations de la Confédération des Syndicats Nationaux et de deux autres femmes à propos de qui j'ai malheureusement tout oublié.
De retour en 2001, en compagnie de cette collègue, j'avais vu Femi Kuti & The Positive Force avec Antibalas (en première partie) au festival de jazz. Elle en avait long à raconter pendant l'heure du lunch, parce que si on n'est pas prêt pour ce qui se dégage d'un show de musique afrobeat... Le son pendant la portion de Femi avait quasiment doublé de volume, et avec ces choristes-danseuses...
Le jour précédent, Antibalas avait aussi donné un spectacle en plein air et pour des questions contractuels ou de visa de travail, le groupe était paru sous le nom de Bulletproof Afrobeat Orchestra. Je signale que la réédition du premier album du Antibalas Afrobeat Orchestra par le label Ninja Tune en 2001 et que ce que faisaient les mecs du label Daptone Records (The Budos Band ou le El Michels Affair) a joué pour beaucoup dans ce "revival" de la musique afrobeat à cet époque. Il y avait une cool breeze qui nous provenait de New York et de Brooklyn (The Daktaris ou Kokolo). Des Afrobeat Orchestras ont commencé soudainement à apparaître un peu partout sur la surface de la planète, y compris de notre capitale canadienne. Sans oublier bien sûr le supergroup de la rue Menahan à Brooklyn, réunissant des musiciens d'Antibalas, de El Michels Affair, du Budos Band et des Dap-Kings de Sharon Jones. Un extrait de ce premier album, enregistré live au Jazz Café London en 2000.
Ninja Tune est un label britannique et à l'époque avec des bureaux à Los Angeles mais aussi à Montréal, d'où la distribution nord-américaine était coordonnée. Ninja Tune est aussi le grand frère du petit Big Dada (remember?).
Lors d'un show de Afrodizz à L'Esco, j'ai pris quelques bouffées d'un joint partagé avec Gabriel et le guitariste de Caïman Fu. La chanteuse du groupe, Isabelle Blais, était aussi actrice et on reviendra à elle plus tard.
On va remonter encore plus tôt avec une rareté de 1993 du groupe rap montréalais Shades of Culture.
En parallèle à Afrodizz, le bassiste François Plante et le drummer Jean-Phi Goncalves ont formé le trio Plaster avec le claviériste Alex McMahon. Ici avec D-Shade du groupe juste au-dessus. À l'époque, Jean-Phi c'était un peu le drummer tout-terrain. Il compte un paquet de projets et est assez bien connu dans les milieux de la bande sonore pour film et télé. Au tout début d'Afrodizz, il travaillait encore parfois à des machins assez électro-experimental avec Ariane Moffatt, qui venait tout juste de sortir son premier album. À un de leur concert en extérieur, je me suis retourné à un moment donné et c'était elle qui se tenait juste à côté de moi depuis le début, avec des rollerblades aux pieds. Je ne connais seulement qu'Aquanaute d'elle, et il faut reconnaître qu'il y avait des trucs très forts sur ce disque (Bien dans rien et Blanche... tsé, tabarnak quand même, pas d'accord??).
Ce qui va suivre ne fait pas partie d'une farce élaborée que je tente de vous faire croire, tâchez de suivre.
Le drummer Martin Lavallée (un autre ami d'enfance de mon cousin Olivier.. la clique de Sorel-Tracy) jouait dans un groupe de jazz avec Alex McMahon et le contrebassiste Mathieu Désy, ainsi qu'un saxophoniste dont j'oublie le nom. Martin a longtemps joué avec le bluesman Steve Hill ainsi qu'un autre band de blues The Junkyard Dogs qui, tout comme DobaCaracol, avait sorti un album chez Indica (on se souvient de GrimSkunk j'espère, comme il s'agit des fondateurs du label), et je me souviens d'un démo à la saveur Primus que mon cousin m'avait fait entendre alors que nous étions encore adolescents. J'avais fait rougir Martin de honte en lui rappellant cela.
Makina, c'est un studio d'enregistrement fondé par Gab et pour ce qui est de Primus, des dudes comme Les Claypool et Brain, ça plusieurs fois joué avec Bootsy Collins et Bernie Worrell.
Après ma rupture avec Belinda, j'avais loué un grand appartement sur la rue Boyer, d'où j'ai tenté plus tard de fonder le Groupe Surréaliste de Montréal en 2008-2009. Tout à fait par hasard, il s'agissait auparavant de l'appartement de Mathieu Désy, et un cousin de Alex McMahon y résidait également, et je lui ai donc offert de conserver sa chambre. C'est de ce cousin que je me suis retrouvé avec ma chatte Mistinguett sur les bras.
Sur la rue Boyer habitait aussi l'acteur Pierre-Luc Brillant. Pierre-Luc et le drummer Francis Rossignol sont des amis d'enfance de Belinda (la clique de Mont-St-Hilaire, pas loin de St-Hyacinthe d'où nous venons elle et moi). Lorsque nous étions à Paris, leur groupe Les Batteux-Slaques était en tournée européenne en trio (avec Pierre-Étienne Rouillard qui vient tout juste de tenter une entrée en politique avec le Bloc Québécois) et nous sommes allés les voir jouer dans un café montmartrois. La tournée était hyper-subventionnée par des ministères de développement culturel franco-européo-canadiano je ne sais trop quoi, avec des représentants et délégués sur place lors du concert, et évidemment absolument personne hormis nous ne comprenait quoi que ce soit aux paroles des chansons. C'était plutôt rigolo.
Je n'ai toujours pas vu ce film. C'était le grand événement pour le cinéma québécois lors de sa sortie.
Toujours est-il que depuis cette époque de la rue Boyer, Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais sont devenu un couple.
Extrait d'une vidéo de Belinda. Filmé en novembre 2005 au Jardin des Grands-Explorateurs, coincé entre le Jardin du Luxembourg et la Closerie des Lilas où 80 ans plus tôt les surréalistes avaient fait du grabuge lors du fameux Banquet Saint-Pol-Roux. Parmi les figurants, des membres du Groupe de Paris du Mouvement Surréaliste d'alors, avec qui nous étions rentrés en contact. Grâce à une bourse, Belinda avait une chambre au Crous juste en face. Techniquement, je n'avais pas le droit d'y être mais si on peut économiser sur les frais d'hôtellerie et fréquenter les surréalistes pendant un mois...
À l'été 2006, en compagnie d'Enrique Lechuga, je suis allé visiter le groupe surréaliste de Chicago. Nous avions décidé de prendre le train, et en l'absence d'une ligne directe Montréal-Chicago, Amtrak nous faisait d'abord passer par New York City. Le voyage avait débuté en catastrophe parce que le commis qui nous avait vendu les tickets opérait peut-être sous chloroforme. Au téléphone, je lui avais demandé de me confirmer qu'il n'y avait pas d'autre façon de se rendre à Chicago que de passer au préalable par New York. J'avais alors dit, «Allons-y pour New York dans ce cas» et voici ce qu'il nous avait vendu:
2 tickets pour Montréal vers New York.
2 tickets pour Chicago vers Toronto (parce que nous sommes allés visiter Beatriz Hausner et le couple Sherri Lyn Higgins/William Davison sur le chemin du retour).
Le commis avait donc décider de nous faire traverser un mystère par rapport à ce que nous devions faire entre New York et Chicago. Une fois à la station le jour du départ, j'examine les tickets et constate l'absence d'un transit afin d'atteindre notre destination d'origine. On nous indiqua qu'il n'y avait aucune place de disponible pour le prochain train New York-Chicago. On improvisera. Malgré un départ très tôt le matin, le train nous débarque en début de soirée en plein Times Square. Il faut savoir qu'Amtrak possède un pouvoir hallucinatoire assez spécifique, ayant opté comme trajet pour un large détour inutile en Ontario, où on nous fait passer la frontière à Niagara Falls (pour voir de quoi ça l'air ce genre de délire). Amtrak a depuis figuré comme être moins pété en créant le circuit Adirondack mais ça n'est pas très utile dans l'immédiat, et on peut en remercier le présent gouvernement en place. Nous étions donc entrés dans un pub bien irlandais parce qu'il nous fallait désormais trouver une compagnie de location de voitures dans un bottin téléphonique. Ensuite, trouver une chambre d'hôtel à Times Square au beau milieu de l'été. Nous avons pourtant réussi et sommes montés sur le toit d'où je suis persuadé avoir vu un billboard annonçant la venue prochaine d'un musical sur la vie de Fela.
Comme ce blog a déjà bien établi qu'on raffole des soirs de premières et autre gala.
On se tape le documentaire?
Ah, ce cher Questlove...
On le sait, la tradition du musical c'est typiquement anglophone. Le seul que je connaisse provenant du Québec, c'est Plamondon:
Vous voulez encore plus de trucs que Disney sponsorise? Le 3 mai, Questlove était dans le quartier Eagle Rock de Los Angeles pour une présentation à la Vidiots Foundation.
On rediscutera de sponsoring et de plateformes médias une prochaine fois, en rappellant que le festival On Vous Ment prenait fin aujourd'hui, la courte est plaine et on n'a plus le temps.
Update from December 17th, 2025:
When I initially included the Pass the Remote - Sly Lives! presentation, both Sly and D'Angelo were alive at the time.
This used to be the title of that video on youtube.




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